Ferme d’Hocquincourt à Verchin

Ferme d’Hocquincourt à Verchin
Verchin ferme 1.JPG
Références cadastrales B 257
Dates 1630
Statut privé

La ferme d’Hocquincourt est située 4 rue de Fruges à Verchin.

Descriptif

Le principal point d’intérêt de cette ferme est le corps de logis, construit le long de la route. C’est un bâtiment bas, coiffé d’un toit à croupes assez imposant et couvert de tuiles. Il s’agit d’un bâtiment d’architecture rurale traditionnelle. La façade est percée d’une porte de bois, vitrée dans sa partie supérieure et surmontée d’une imposte, et de 4 petites baies à 2 vantaux et imposte. Ces ouvertures sont surmontées d’un linteau cintré. La partie la plus ancienne de ce corps de logis est bâtie en pierre blanche. Elle est recouverte d’un enduit blanc et repose sur un soubassement d’une nature indéterminée, peint en rouge. Cette partie comporte une corniche moulurée. Les parties plus récentes sont en brique, et comme les pierres évoquées précédemment, elles sont recouvertes d’un enduit blanc. L’entrée dans la cour se fait par un passage situé face à la route, à gauche du corps de logis. À gauche de l’entrée, la cour de ferme s’achève par une dépendance construite en rouge barre, reposant sur un soubassement de silex.

Historique

Cette ferme doit son nom au fait qu’elle fut la propriété d’un seigneur picard nommé Pierre de Vaux, sire de Hocquincourt en Vimeu. Celui-ci devint propriétaire de ce fief à la fin du XVe siècle ou au début du siècle suivant. Un héritier de Pierre de Vaux, Jean de Vaux, vendit ce fief à Jacques Herbert dans la première moitié du XVIe siècle. À la mort de ce dernier, le fief passa à sa sœur, Marie, qui épousa Jean de Frohen. En 1618, Jean II de Frohen rend un dénombrement de ce fief et celui-ci reste dans les mains de cette famille jusqu’en 1635, époque à laquelle Marie de Frohen, épouse Robert de Bernastre, sire de Bayenghem. Par le mariage d’une fille de Bernastre avec Guillaume Mathon, sire d’Écoivres, le fief d’Hocquincourt change encore de main dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

Pareillement, par le mariage de la fille de Guillaume Mathon avec le sire de Duisans, le fief devient une possession de la famille Du Bois. Après la Révolution, le fief et son chef-lieu restent dans les mains d’aristocrates, notamment celles de la famille du baron de Colbert de Castle-Hill. En 1824, le baron louait la ferme à Jacques Lemaître, cultivateur à Verchin. Par la suite, cette ferme passa par mariage à la famille des marquis de Berthoult, dont un des représentants vendit la ferme d’Hocquincourt au sire de Royon, le baron de Hauteclocque.

Sources et bibliographie

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